Maa Damarys
Maa Damarys est une de ces femmes dont le destin peut être qualifié d’extraordinaire. D’origine cameraounaise, la petite Damarys naît le 19 octobre 1953 à l’hôpital d’Enongal, près d’Ebolowa, une petite ville du sud du Cameroun. Damarys Ngo Maa est alors la douzième et dernière enfant d’une famille de huit garçons et quatre filles. A l’époque de sa naissance, son père Jean Calvin était un chirurgien retraité de l’hôpital d’Enongal. Sa mère, Frieda avait l’habitude de s’occuper des malades et de collecter des vêtements pour les lépreux de l’établissement.
C’est sans doute là que Damarys apprend à donner de son temps pour les plus démunis.
Oui et elle fréquente aussi l’école primaire d’Enongal va ensuite au colllège de jeunes filles d’ Elat petit bourg situé entre Enongal et Ebolowa. C’est au collège qu’elle découvre le sport et qu’elle obtient sa première médaille d’or en saut en hauteur. Elle pratique également le 100 m et le volley-ball.
C’est en 1973 qu’elle part du Cameroun pour Gisors poursuivre ses études. La lutte contre l’apartheid en Afrique du sud faisait la une des média français.
1974, elle est élue miss Gisors et Damarys Ngo maa continue de pratiquer du sport, elle intègre l’équipe de volley-ball national 2 de Rouen. Elle se rend par la suite à Paris pour terminer ses études de documentaliste et d’attachée de presse, études qu’elle finance en étant mannequin. Diplôme en poche, elle travaille d’abord à l’institut national de recherche et sécurité puis au consulat du Cameroun à Paris. Dans ces années de lutte anti apartheid, elle rencontre Dulcie September, représentante de l’ANC à Paris et décide de militer elle aussi contre cette ségrégation.
Elle dit qu’à l’époque, elle était prise pour une sud-africaine.
Après l’apartheid, elle continue de militer pour l’intégration des populations étrangères en France dans plusieurs mouvements, créé alors en 1986 avec d’autres, l'Association des communautés africaines pour le bicentenaire de la Révolution Française (ACABIT). En 1989 elle est nommée prte parole des femmes africaines au Forum des migrants auprès de la communauté de l’union européenne.
Après la libération de Nelson Mandela elle devient la chargée de communication de l’association Rencontre nationale avec le peuple d’Afrique du Sud. 1990 elle dirige le groupe Francommunication et deux ans plus-tard, elle fonde la Maa Communication media.
Et le 26 avril 1994, elle est observatrice accréditée par l’ambassade de la république d’Afrique du sud lors des premières élections libres en Afrique du Sud.
Mais elle ne s’est pas arrêtée là car en 1996 elle est élue présidente de la fédération des femmes africaines de France et d’Europe.
Fédération qui regroupe aujourd’hui une trentaine d’associations en France et en Afrique. Elle a reçu plusieurs distinctions dont le premier Trophée femmes d’exception décerné par le groupe Avon, en 1996. Et la plus haute distinction française lui a été décernée en 2006 puisqu’elle a été élevée au rang de chevalier de l’ordre national de la région d’honneur par le président Jacques Chirac.
Elle a dédié cette médaille à ses parents qui lui ont enseigné le devoir envers les autres
Aujourd’hui, elle prépare les trophées de la fraternité qui se dérouleront le 12 07/2008 Arcueil, et le 20/09 à Bagneux. Elle m’a dit que ce sera l’occasion de valoriser le travail des personnes qui oeuvrent positivement dans le tissu associatif.