Mpongo Love

Publié le par Eva

Mpongo Love, est l’une des plus grandes divas congolaises de tous les temps.
De son vrai nom : Mpongo Landu Aimée Françoise, elle était née dans la ville de Boma, ex Zaïre, en 1956, de père militaire et de mère socio-éducatrice.
Le destin de la petite Mpongo se retrouve chamboulé quand à l’âge de 4 ans, elle reçoit une piqûre de pénicilline qui la paralyse des deux jambes. Un an après son père décède dans un conflit politico-militaire.
En 1962, après deux ans de soins ininterrompus sous l’acharnement de sa mère, la petite Aimée retrouve l’usage de ses jambes mais garde néanmoins des séquelles, une malformation du bas du corps.
 
Pendant ses études primaires qu’elle effectue à Boma à l’école catholique, elle s’initie aussi au chant par le biais de la chorale. Bien plus tard quand elle est en âge de travailler, elle trouve un emploi de secrétaire standardiste, chez un concessionnaire de véhicules japonais. C’est là qu’à force de l’entendre chanter pendant leur service, une de ses collègues la pousse à rencontrer Empopo, le saxophoniste de Tabuley Rochereau. Empopo voit en elle le potentiel d’une diva et l’encadre, recrute des musiciens pour elle.
Mpongo Love nait à 19 ans, la jeune chanteuse sort « Pas possible Maty » en 1976. Enorme succès. Empopo et Mpongo Love forment un tandem de choc, les concerts s’enchaînent : le ciné Palladium avec le tout choc Zaïko Langa Langa. Sa voix est partout une diva est née. Elle se fait accompagner par les plus grands artistes congolais, de Ray Lema à Mboni Bikayi. En 1977, la diva chante, et commence à composer ses propres morceaux, elle fait désormais les arrangements, d’où plusieurs chansons à succès comme celle sur la polygamie : Ndaya( les deux femmes). Chanson à polémique, il faut dire que les textes de Mpongo Love plaisaient beaucoup aux femmes de toutes conditions sociales.
Elle fera sa première tournée en Ouganda, en Rca, au Congo Brazza, et en Afrique de l’Ouest. Elle participa au Festac 77, le festival des arts et cultures nègres, ce qui installa sa célébrité dans toute l’Afrique.
Petite anecdote : lorsque l’orchestre national du Zaïre est créé, en deux groupes, elle intègre celui de Franco. Et pendant ce temps une autre diva congolaise tient le haut des charts avec Mpongo Love c’est Abeti Masikini. Celle-ci sort une chanson : Bilanda Landa, ce qui signifie suiviste, imitateur. La public avide de sensations considère que cette chanson d’Abéti s’adresse à Mpongo Love ; et que fait donc Mpongo ??????
 
Blessée, elle répond à Abéti par une chanson : Koba, dans laquelle elle raconte l’histoire d’une personne qui se pensait maudite mais à qui un devin répondit qu’elle ne l’était pas mais qu’elle avait tout simplement un mauvais cœur.
Les deux divas congolaises se chahutaient ainsi par média et concerts interposés, jusqu’à la confrontation de réconciliation organisée par Kalondji Ngoy, présentateur d’une émission musicale à la télévision nationale congolaise.
Dans les années 80 elle quite Empopo pour donner un nouveau style à sa musique, produit elle-même ses albums sous le label Love’s music, donne un concert contre la poliomyélite
en Côte d’ivoire. Sa tournée européenne commence à Paris avec « l’Afrique dans avec Mpongo Love » ou « Partager ». sa musique est alors une rumba romantique et poétique…
Elle s’installe ensuite au Gabon après avoir écrit et dédié deux chansons à la bravoure de sa mère.
Elle contracta une méningite cérébrale et mourut dans une clinique à le 15 janvier 1990 à 34 ans.
Mpongo Love disait que ses parents lui avaient toujours répété qu’elle était normale et qu’elle ne devait pas se comporter en victime. 
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Publié dans REINES D'AFRIQUE

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