Oum Khalsoum

Publié le par Eva

 

Oum Khalsoum, était une chanteuse égyptienne. L’astre d’Orient, c’est son surnom a chanté les poètes et l’amour. Sa chanson la plus connue est sans doute  EL-Athlal( les ruines), écrite par Ibrahim Naji et enregistrée en 1966 avec les arrangements de Riadh Essoumbati.

 

Oum Khalsoum est née Fatima Ibrahim Al-Sayyid Al-Beltagui, le 4 mai 1904 à  Tamayet al-Zahira en Egypte. Montrant ses talents de chanteuse très jeune, son père alors imam la fait entrer, déguisée en garçon dans une troupe de cheikhs pour chanter le Dawi, chant réservé aux hommes. C’est dans cette bande qu’elle est remarquée pour la première fois. A 16 ans, elle accepte la proposition d’un chanteur célèbre et d’un joueur de luth de les accompagner dans leurs tournées. C’est ainsi que toujours déguisée en garçon, Oum suit Cheikh Abou El Ala Mohamed et Zakaria Ahmed dans tout le pays pour des spectacles de chant.

 

Durant cette période elle rencontre Ahmed Rami, alors poète qui l’initie à la littérature française et lui écrit 137 chansons.

 

Sa notoriété vient ensuite avec ses prestations au Palais du théâtre arabe.

 

Elle découvre cet endroit grâce à virtuose du luth,  Mohamed El Qasabji, c’est là qu’elle chante pour la première fois L’Amoureux est trahi par ses yeux.

Et dès 1932, démarre sa prière tournée orientale, Bagdad, Damas, Tripoli, Beyrouth, sans oublier Le Caire bien-sûr. En 1948, elle rencontre Abdel Nasser, alors président de l’Egypte, qui ne cache pas son admiration pour la chanteuse.

 

1953, Oum Khalsoum épouse son médecin, mais prend quand-même la précaution d’inclure dans le contrat de mariage une clause qui indique que c’est elle prendrait la décision du divorce si les choses tournaient mal.

 

On l’a vue dans plusieurs films sortis de 1936 à 1947 mais elle elle n’a pas eu la même carrière dans le cinéma.

 

Elle chante à l’Olympia en 1967, peu après la guerre contre Israël.

 

Le président Charles De Gaulle lui envoie ses félicitations par télégramme.

Le public la consacre  première diva égyptienne. On raconte que sa voix émettait 14000 vibrations par seconde. Oum Khalsoum reste proche de sa patrie malgré sa notoriété internationale. Elle reverse même une partie des bénéfices du concert de l’Olympia 14000 livres sterlings au gouvernement égyptien.

Elle est aussi considérée comme la cantatrice du peuple car l’un de ses biographes écrit qu’elle aurait aidé plus de 200 familles de paysans de son vivant.

 

Son dernier spectacle se déroule au palais du Nil dans son pays.

 

C’est le 3 février 1975  qu’elle décède à l’hôpital. Plus de 5 millions de personnes l’accompagnent dans sa dernière demeure au Caire et aujourd’hui encore, des centaines de milliers de cassettes de la chanteuse se vendent chaque année en Egypte.

Les égyptiens le disent si bien, il y a deux choses qui ne changeront jamais en Égypte : les pyramides et la voix d’Oum Kalsoum.

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Publié dans REINES D'AFRIQUE

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