Marie-Thérèse Assiga Atangana
Une femme extraordinaire du Cameroun. Il s’agit de Marie-Thérèse Assiga Catherine Atangana Ahanda. C’est une femme qui est née princesse hein car elle est la fille de Charles Atangana le célèbre chef supérieure des Ewondos et des Bene les tribus autochtones de la capitale camerounaise. Chef qui est mort le 1er septembre 1943.
En fait, Marie-Thérèse Assiga Ahanda est née du deuxième mariage de Charles ATANGANA. Fille aînée de ce deuxième mariage, elle va succéder à son père à la tête de la chefferie Ewondo et Bene.
Chimiste de carrière, elle a travaillé pendant quelques années à la Faculté des sciences de l’université de Yaoundé. Marie-Thérèse Assiga Catherine Atangana tente une carrière politique au Cameroun et devient députée à l'Assemblée Nationale pendant 5 ans, de 1983 à 1988, le temps d’une législature. Pendant sa députation, elle lutte pour la réhabilitation de la chefferie supérieure Ewondo et Bene et ce combat aboutit en 1996 lorsqu’elle devient princesse reconnue de ces tribues.
Elle engage alors la modernisation et la rénovation de l’ancien palais de son père décédé, au quartier Efoulan , au sud de Yaoundé. Pour faire, elle lance donc un appel à la générosité publique. Ce gros projet va lui coûter pas moins 150 000 000 de francs CFA. Avec cet appel à la générosité publique, la Princesse Marie-Thérèse ATANGANA commence à donner à ce peuple Camerounais l'occasion de se remémorer un pan non négligeable de l’histoire du Cameroun.
Pionnière de la littérature camerounaise, Marie-Thérèse Assiga Ahanda est aussi une femme de théâtre exceptionnelle. Elle a notamment écrit Sociétés africaines et 'High Society': Petite ethnologie de l'arrivisme en 1978.
On peut aussi citer et Je suis raciste publié en 1982.
Aujourd’hui cette quinquagénaire est mère de quatre enfants et plusieurs petits-enfants. Elle gère une tribu de plus d’un million d’âmes.
Au départ sa prise de pouvoir avait été contestée par certains qui estimaient qu’elle n’aurait pas la carrure. Mais après 12 ans de règne, elle est devenue la porte parole auprès de l’Etat des problèmes coutumiers Ewondos. C’est une femme très respectée au Cameroun, puisqu’elle est souvent consultée par le pouvoir en place pour donner son avis sur les grandes décisions prises au sein du gouvernement.
Aujourd’hui encore, elle reçoit une fois par semaine dans la grande cour de son palais princier, les notables et citoyens de sa chefferie. Chacun vient soumettre ses doléances.