Paul AHYI. Visitez l'exposition dans la Manche... SAVE THE DATE

En hommage



à l’oeuvre de



Paul AHYI



Du 20 mars au 18 avril 2010



ARTISTES DU MONDE,


vecteurs de paix


Les artistes

Paul AHYI
 

Felipe FERRE

Anne-Marie FILAIRE

Anaïk FRANTZ

Les Graines d’artistes


Stage de raku animé par Patrick BOUVET


les 13 et 14 mars

 

 

au Carrefour des Arts


Renseignements et inscriptions : 02 33 58 72 39


avec le concours de

Mme Charlotte AHYI

Mr et Mme Jean-Paul AHYI

Mr et Mme Pierre AMROUCHE

Mr Jean-Yves AUGEL


LE MOIS DE LA PHOTO

EN BOCAGE NORMAND

Centre de l’UNESCO de Troyes

du 20 mars au 18 avril 2010

En relation avec Le Mois de la Photographie en Bocage Normand, cette

première exposition proposera un regard sur la richesse culturelle du monde

et sa diversité à travers les oeuvres (peintures, sculptures, céramique…)

« d’Artistes du Monde ». Aux côtés de l’oeuvre de l’artiste

 

Paul AHYI,


célébrité pour la paix, auquel le Carrefour des Arts rend hommage,

 

Felipe FERRE



Conférence 
 

 

1er avril à 20h30

sur l’oeuvre de

 

 

Paul AHYI animée par J-Y AUGEL

à l’espace culturel de Brécey (Manche)

entrée libre





PA
UL AHYI UN MAITRE AFRICAIN



Disparu le 4 janvier 2010 à la veille de ses 80 ans,


Paul Ahyi

a oeuvré pour une meilleure connaissance et le rayonnement

de la culture africaine, convaincu des vertus de la diversité

culturelle comme facteur de dialogue entre les peuples. Ses

oeuvres rayonnent sur le continent africain et dans le monde

entier, d’ Abidjan à New york, de Séoul à Paris, de Moscou à

Dakar.

Le Carrefour des Arts rend hommage à ce grand artiste.


Paul AHYI

www.paul-ahyi.com

Représenté par :

Jean-Yves AUGEL

jya.consultants@wanadoo.fr

Pierre AMROUCHE

amrouche.expertise@yahoo.fr

©Studio Chouet Guigamp

© Jean-Yves Augel

Peintre, sculpteur, céramiste, graveur, poête, le

professeur Paul Ahyi a puisé dans ses racines africaines

pour créer une oeuvre majeure, unique, universelle.

«

A partir de 1970, l’Afrique, l’Art nègre rentrent

dans mes toiles comme dans mes sculptures. Mes

oeuvres deviennent à partir de ce moment des

oeuvres de synthèse : académisme, modernisme

européen et africanité… Dans mes créations, je

souhaite que l’Afrique soit prépondérante et que je

puisse la respirer comme un souffle bienfaiteur…

 

noire dans sa vérité originelle, fine, rayonnante,

aux mouvements délicats et à la coiffure éclatante.

«

… Je préconise une image expressive, belle et

positive de la race noire… En effet, de l’Ethiopie au

Sénégal, du Niger au Transkei, belles sont les femmes

africaines… Dans le panorama de mes oeuvres, une

place de choix a été faite à la femme… Donner une

image positive de l’Afrique, révéler la beauté de la

femme noire est pour moi un besoin, une constance…

La beauté n’a pas besoin de trop de fioritures…

 

Jean-Yves AUGEL

Lomé,

Janvier 2009

Tête de jeune fille 2007

Paul AHYI

collection privée

C’est dans ses origines familiales qu’il faut chercher la

source première de la vocation de Paul Ahyi. Né en 1930

de parents togolais, il sera cependant éduqué par une

princesse de la cour d’Abomey, fille d’amazone, épouse

de son père installé au Dahomey dans les années 20.

Paul Ahyi, pendant ces précieuses années de l’enfance,

aura sous les yeux les bas-reliefs du palais royal et les

grandes sculptures commémoratives des souverains

passés.

Il les contemple à loisir et les dessine dès l’âge de sept

ans. Aujourd’hui encore, plus de 70 ans après, il en

conserve un souvenir émerveillé.

Il sera marqué à vie par la richesse de cet art de cour,

souvent monumental, alliant la puissance des volumes et

la floraison des couleurs aux matières nobles telles que

le bois, le fer, le bronze et la terre cuite ou crue, mais

aussi les textiles.

Tous ces éléments imprégneront profondément l’esprit

du jeune enfant et constitueront les fondements de sa

vocation précoce d’artiste pluridisciplinaire.

Bien que formé à la rude école des Beaux-arts français, sa

maîtrise du classicisme occidental ne lui fait pas oublier

sa culture d’origine. Toute sa technique brillante acquise

à force d’un travail acharné il la mettra au service de ses

racines pour en exalter avec virtuosité la richesse.

Etudiant à Lyon, puis à Paris dans l’atelier de Souverbie,

il garde en permanence l’Afrique au coeur. Le coeur, une

des clefs de l’oeuvre d’Ahyi - oeuvre sculptée et peinte

et oeuvre écrite : son recueil de poésie le plus fameux

s’intitule : «

 

Mon coeur saigne ». Ce coeur, présent surtout

dans les visages de ses personnages aux têtes puissantes,

les fronts bombés surplombant les faces concaves creusées

en « coeur» délimitées par les arcades sourcilières arquées

et les mentons curvilignes. Coeur encore que la sensualité

exprimée par le regard des yeux en forme de cauris et les

bouches pulpeuses et sensuelles. L’art de Paul Ahyi est

empreint de passion. Passion omniprésente de l’homme

et de la nature, mais passion toujours sous contrôle,

le Maître garde la main ! Il retient la main armée de la

gouge ou du ciseau, la dirige et la commande. Associée

à la tête, la main exécute, elle concrétise l’action, elle

matérialise la pensée de l’artiste.

Par l’extrême exigence qu’il s’impose, le sculpteur atteint

la maîtrise. Exigence de soi et exigence de la matière.

Tout sera choisi avec rigueur : l’iroko et l’acajou, le toti

et l’ébène royal de Tabligbo, tous séchés patiemment

puis bûchés avec science et art.

L’artiste est en communion avec la matière, il fait corps

avec elle. Quand il pétrit l’argile de Bassar, il pétrit sa

propre chair et lui donne la vie, sa vie qu’il partage

fraternellement. Grand charpentier des corps, il en est

aussi le coeur.

Rien ne limite son inspiration : s’il quitte le bois il s’attache

au fer ou au bronze, il emprisonne la lumière dans des

vitraux sertis au béton. Tous ces métaux, tous ces bois,

toutes ces matières sont ses enfants et ses vassaux. Il les

éduque et les élève au rang qu’il leur choisit au sein du

vaste panthéon des dieux et des ancêtres d’Afrique.

Togbé, l’Ancêtre, l’Ancien ou le Vieux, n’est jamais loin

dans l’oeuvre de Paul Ahyi. Il est présent dans toutes ses

créations puisqu’il en est la genèse.

Ainsi l’oeuvre est à la fois moderne et ancrée dans la

tradition. Ne parlons pas d’influence, Paul Ahyi est lui

 

même

cette tradition vivante, vécue dès son enfance

au Bénin et au Togo ; pays où le culte des ancêtres très

vivace est exprimé par une sculpture foisonnante, sur bois

le plus souvent, avec parfois des adjonctions de métal,

de tissu et de terre crue. Du Nord au Sud du Togo, les

grands styles traditionnels de la statuaire Moba, Ntem et

Evé cohabitent dans l’imaginaire de Paul Ahyi. Ils y sont

présents par les formes, les matériaux, et les thèmes

illustrés.

La géométrie règne sur les volumes : le cylindre des têtes

et des corps flirte avec le carré. Tout exprime la solidité

et la force active. Brute, la surface est domestiquée à la

gouge et à la râpe. La forme finie épouse parfois l’aspect

originel de l’arbre ou de la branche, se glissant dans

l’aspect primordial donné par la nature : une fourche

devient des bras tendus vers le ciel ou la terre, un noeud

devient un abdomen de femme gravide, une bosse un

sein ; un creux retravaillé, repercé, devient un piège à

lumière ou une cavité reliquaire : un gîte à vaudou.

Des éléments seront volontairement déformés pour

accentuer leur valeur symbolique : fortes têtes aux traits

expressifs prêts à donner de la voix, mains puissantes en

battoirs, plaquées au corps comme pour le protéger et le

préparer à l’action réfléchie. Ce motif de la main si présent

dans la sculpture de Paul Ahyi est un rappel éloquent de

sa filiation ; on le retrouve en effet fréquemment sur

des statues d’ancêtres de style Tchamba, Ntem ou Kabyé,

dans les sanctuaires dédiés au culte des ancêtres.

Des chevilles de bois épaisses percent les corps, y

enfonçant profondément les voeux mystiques et les

serments comme au coeur des statues du culte vaudou.

Hérissant les flancs, ces empreintes magiques enferment

les secrets loin des regards profanes. L’art ne se livre pas

toujours facilement, il faut s’initier, apprendre.

Selon le matériau utilisé, les sculptures seront frontales,

janus enlacés, ou silhouettes filiformes. Des têtes

monumentales épouseront à l’égyptienne les fûts de

colonnes trapues offrant au soleil et au vent leurs visages

émerveillés. Des pétales de céramique fleuriront les

façades de monuments et les murs de nuées de papillons

multicolores. Chaque forme à son but, son message.

L’oeuvre est toujours parlante, utilitaire.

Paul Ahyi est libre dans sa culture, c’est un créateur en

continu, il s’exprime avec ce qu’il trouve et découvre là

où il est. A chaque matériau classique un autre peut être

substitué, élargissant ainsi le champ de la créativité. Un

objet de hasard, parfois simple ustensile, changera alors

de statut ; revisité, il sera anobli par l’oeil du sculpteur.

Une casserole deviendra casque, une cuillère épée.

PAUL AHYI « LA JOIE DE VIVRE »

Comme souvent sur les statues très honorées des autels,

des éléments étrangers viennent se coller à la pièce

d’origine, inclusions de cuivre ou de fer, en colliers

plaques ou pointes à tête d’asen. Des mosaïques de fines

perles bigarrées font miroiter et chanter leurs reflets à

la surface sombre des bois lourds d’iroko ou d’acajou,

et plus encore à celle de l’ébène de Tabligbo aux larges

veines bicolores, sans négliger le toti, ce bois si dur qu’on

y taille les mortiers.

Armé de ses outils : le ciseau et le maillet, la râpe et

la gouge, l’herminette et la bédane, la boucharde et

la sciotte des marbriers, Paul Ahyi ne craint aucune

matière, il les maîtrise toutes des plus anciennes aux plus

modernes, comme l’aluminium.

On définit souvent l’art africain comme un art sacré. Si

cette définition n’est que partiellement exacte, elle a

du moins le mérite de nous faire comprendre pourquoi

cet art n’est jamais gratuitement décoratif, qu’il est un

messager et un médium, didactique avant tout. Le beau

n’est beau que chargé de sens.

Chaque oeuvre a une place dans la société. L’artiste

traditionnel africain peut donner libre cours à son talent

à l’intérieur des limites fixées par les canons du style liés

à une fonction précise.

Certes, l’artiste contemporain africain est dégagé de

ces contraintes. Mais un homme comme Paul Ahyi reste

proche des thèmes classiques de sa culture africaine et

plus particulièrement togolaise et béninoise, proximité

librement choisie cela va de soi, bien qu’une part

d’inconscient ne soit pas à exclure dans ces contrées

où les esprits ont tant de puissance occulte. Qui peut

dire si ces statues d’hommes et de femmes représentent

de simples couples ou s’ils sont des représentations

d’ancêtres fondateurs de clans et de lignages à l’instar

des grandes figures Moba et Tchamba ?

Et ces femmes tenant un enfant sont-elles de simples

mères de famille ou faut-il les considérer aussi comme des

déesses mères, des déesses terres, fécondant les champs

d’ignames des monts Kabyié et assurant la perpétuation

de la race et de la coutume ?

Sans doute la juste réponse est-elle : oui, aux deux

hypothèses.

D’autres sujets de l’oeuvre d’Ahyi nous ramènent à cette

interrogation, ainsi « Germination » achevée en 1978 est

un condensé de culture traditionnelle et de modernité,

tant par les formes si africaines et même très précisément

Evé, que par le sens et l’interpellation du futur qu’elle

provoque : la faim, la surpopulation, le chaudron culturel

prêt à exploser ?

Ancêtres, couples, jumeaux, travailleurs, tous sont ici

réunis par Paul Ahyi, dans la joie et le tumulte des saisons

de la terre. Mais aussi dans la peine et dans l’angoisse,

celles d’hier comme celles d’aujourd’hui.

Que craignent ces atlantes aux corps martyrisés, ces titans

et ces «Saint-Sébastien» qui seront peut-être «fusillés

demain matin à l’aube», pour reprendre le titre d’une

des plus célèbres sculpture sur bois de Paul Ahyi ? Quelle

faute ont-ils commise pour mériter ce châtiment, ontils

trahi les secrets initiatiques de leur société secrète,

ou ont-ils tout simplement laissé s’exprimer leur pensée

d’hommes libres ?

Le sculpteur nous pose la question, c’est bien le but de

son travail, produire, provoquer, initier !

L’oeuvre de Paul Ahyi ne se résume pas, elle est trop riche

et multiple dans ses thèmes et ses disciplines pour ne pas

échapper à la contrainte des commentaires. C’est là toute

sa force, allier les contraires en harmonie, faire dialoguer

le passé et le futur de l’Afrique et de l’humanité. Paul Ahyi

nous donne un cours magistral où le travail est glorifié, il

nous propose une méthode de patience et de rigueur loin

des sentiers faciles de la création complaisante.

C’est un maître exigeant mais généreux qui adresse son

oeuvre aux jeunes artistes à venir sur sa terre d’Afrique

qu’il sait si bien aimer.

Pierre AMROUCHE

Lomé,

 

2007

Espace Berggruen

68, rue de l’Université

75007 Paris

Tél : 33 (0) 1 42 22 12 51

Fax : 33 (0) 1 42 22 14 44

E-mail : contact@espaceberggruen.com

http://www.paul-ahyi.com

http://www.afrocom.org

LES ARTISTES

D’origine Franco Colombienne,

Felipe Ferre s’initie dès

7 ans à la photographie (développement et tirages).

Il quitte la Colombie en 1958 et part à l’aventure. Il

arrive à Paris en 1961. Ce n’est qu’en 1965 qu’il décide

de devenir photographe professionnel. Depuis sa

carrière est entièrement dédiée à la photo : portraits

de personnalités, photographies de l’architecture de

Paris mais aussi des prises de vue ethnographiques

avec un intérêt marqué pour une ancienne civilisation

préhispanique : Les Tairona.

Ce peuple dont la culture était l’une des plus évoluée

parmi les divers groupes indigènes fut découvert par

les hommes de Christophe Colomb. Malheureusement,

l’invasion des conquistadors espagnols les obligea à se

déplacer plus haut dans la montagne, réduisant leur

territoire et ainsi leur espérance de vie. Felipe Ferre qui

les a rencontrés, témoigne à travers ses photographies

de la culture de ce peuple et de l’urgence de leur

situation.

Felipe FERRE

88 rue St Claire

14500 VIRE

Tél : 02 31 09 26 52

www.colcrea.org/Ffcv.htm

felipe.ferre@wanadoo.fr

© Felipe Ferre

Anne-Marie Filaire est née en 1961 à Chamalières. Elle

vit et travaille à Paris. Son travail photographique ne

tient pas du reportage mais s’apparente à une attitude

de documentariste. Ce qu’elle traque dans ses vastes

panoramas ne relève pas d’un instantané ou d’une

actualité livrée dans sa réalité brute. Au contraire, ses

recherches consacrées aux paysages du Moyen-Orient,

à travers l’évocation de lieux dans lesquels l’histoire se

construit sous nos yeux, nous donnent à lire l’événement

en train de se produire. Elle parcourt Israël et la

Palestine en effectuant des relevés extrêmement précis

des paysages. Cette enquête minutieuse la conduit

à traverser des frontières parfois tangibles, parfois

invisibles, ou qui se matérialisent subitement à quelques

mois d’intervalle. Enfermement est un témoignage sur

la nouvelle frontière que dessine le mur édifié entre

les territoires palestiniens et l’Etat d’Israël. Il prend la

forme d’un film photographique, un travelling sur des

photographies organisées en panorama qui bouscule les

réalités spatiales et temporelles. Ces images montrent

toute la structure mouvante d’un territoire en évoquant

le paysage dans sa dimension politique.

Anne-Marie FILAIRE

42 Bd Bercy

75012 PARIS

Tél : 01 43 46 71 13

pagesperso-orange.fr/pec19/Site/

niveau1/amf/amfilaire.htm

am.filaire@gmail.com

© Anne-Marie Filaire

En 2008, le Musée d’art moderne de Troyes (donation

Lévy) accueillait pour la première fois dans ses locaux

une exposition de productions artistiques d’enfants.

Organisée conjointement par l’équipe du musée et le

Centre pour l’UNESCO, cette manifestation présentait

160 créations originales sélectionnées parmi les 1600

lauréats du concours international d’arts plastiques (de

1994 à 2008).

Ces travaux, dessins ou volumes, illustraient

parfaitement le regard que portent les enfants des cinq

continents sur le monde dans lequel ils vivent, et sur le

monde qu’ils voudraient construire pour demain.

Cette exposition a permis de :

- Valoriser la richesse et la diversité des cultures à partir

de l’analyse des créations lauréates issues du concours

international d’arts plastiques

- Participer à la compréhension des autres cultures,

au dialogue interculturel et par là-même à la cohésion

sociale

- Susciter une certaine curiosité artistique, tout au

moins développer l’imaginaire créatif du public.

Face à l’incroyable succès de l’exposition «Graines

d’artistes du monde entier», les 160 tableaux ont voyagé

au sein de l’Union Européenne. Depuis de nouveaux

tableaux ont vu le jour et une vingtaine de ces créations

seront exposées au Carrefour des Arts.

«Les Graines d’Artistes»

Centre pour l’UNESCO de Troyes

Hôtel du Petit Louvre

BP 279

10008 TROYES Cedex

Tel : 03 25 76 11 11

centre.unesco.free.fr

centre.unesco@free.fr

LES ARTISTES

©Zulfugar Adigezalov

Anaïk Frantz

 

est photographe, elle réalise des reportages

ethnographiques dans l’espace urbain. La rencontre de

l’autre est au centre de son travail, elle récolte des

témoignages, des récits de vie. Sa photographie est

une trace d’un moment partagé et consenti entre deux

personnes.

Lors de son périple avec François Maspero, dans le cadre

du journal de bord «

Les Passagers Du Roissy-Express»,

Anaïk a photographié la vie dans la banlieue. Et à Drancy

par exemple, ils ont été attentifs au fait que les HLM,

construites en 1935, ont servi de camps provisoires

pour des Juifs en route pour Auschwitz, et puis sont

redevenues après la guerre des endroits où parquer des

pauvres et des immigrés. Faire ce constat sur place, et

faire le récit de sa visite, ne veut pas dire adopter un

point de vue historien ou savant, mais être sensible à la

manière dont la vie quotidienne n’est pas en dehors de

l’histoire. Elle est forcément et fatalement en rapport

avec elle.

Anaïk FRANTZ

1 rue Maurice Bouchor

75014 PARIS

Tél : 01 45 41 77 32

© Anaïk Frantz

Véolia Eau

 

 

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St Lô

Assurances MMA

 

 

, Cabinet Tétrel,

Brécey

Super U

 

 

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Brécey

SOGETI Ingénerie

 

 

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Caen

Imprimerie Malécot

 

 

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Axa Assurances

 

 

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Brécey

STE Manche

 

 

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Avranches

Restaurant le Relais de la Chapelle Urée

 

 

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La Chapelle Urée

Centre de l’UNESCO de TROYES

Hôtel du Petit Louvre

BP 279

10008 TROYES Cedex

Tél : 03 25 76 11 11

http://centre.unesco.free.fr/

LE MOIS DE LA PHOTOGRAPHIE EN BOCAGE NORMAND

Le « Mois de la photographie » est une association de diffusion culturelle et de loisirs

en milieu rural, créée en 2000 par des passionnés de la photo et des techniques de

l’image. Animée par une vingtaine de membres, elle est consacrée aux arts visuels et à

ses évolutions pour un large public scolaire, universitaire et adulte. Elle veut favoriser la

découverte du bocage par toutes actions liées à l’image.

http://christianmalon.photo.free.fr/mois-photo/

Jean-Yves AUGEL

jya.consultants@wanadoo.fr

Tél : 06 86 26 44 03

Les PARTENAIRES

expo

du mardi au dimanche

de 14h à 18h

entrée : 1.50 euros / personne

Renseignements : 02 33 58 72 39

Horaires

administration : du lundi au vendredi, de 9h à 18h

pendant les expositions : du mardi au dimanche

de 14h à 18h

Renseignements

par téléphone/fax : 02 33 58 72 39

par e-mail : contact@ateliers-artistiques.com

par courrier : Carrefour des Arts

Le bourg

50370 LA CHAPELLE UREE (Manche)

Site internet

www.ateliers-artistiques.com

Plus d’informations sur les stages,

les expositions de l’année 2010

Accès

d’Avranches, prendre la direction de Mortain, 15 km

de Brécey, prendre la direction de Saint Hilaire

du Harcouët, 8 km

sur A84 : Sortie Villedieu-les-Poêles/Brécey

ou Sortie Avranches

Stationnement devant la Mairie de la Chapelle Urée

Les INFOS

vecteurs de paix

AR TIST ES DU MONDE,

PRESSE PAUL AHYI

GUINGAMP ACCUEILLE LES OEUVRES DE PAUL AHYI

«

 

Le vrai défi pour la culture africaine noire contemporaine n'est pas de se

complaire dans le rôle de conservateur de ce que fut l'homme noir, mais

de révéler ce qu'il est capable de laisser en héritage aux générations de

demain.

 

 

elles s'étalent aussi bien sur les murs des bâtiments que sur les édifices publics et officiels de son pays natal. «

 

On retrouve même

certaines de ses oeuvres à la Maison Blanche, au Vatican ou aux Nations-Unies. Il est considéré comme le Picasso Africain

 

 

fin juillet, dans sa résidence de Lomé. C'est un peu grâce à lui que la capitale de l'Argoat a réussi l'exploit de se glisser dans le

calendrier international de l'exposition consacrée à cet artiste africain de 77 ans qui ne voyage plus, mais demeure très prolifique.

L’exposition consacrée à Paul AHYI vient d'être présentée à l'espace Berggruen de Paris et partira ensuite à Gênes. En attendant, du 15

septembre au 10 octobre prochain, elle fait escale, ici, à l'espace François-Mitterrand ! Jean-Yves Augel, par ailleurs consultant, a fait jouer

ses relations. À la fois auprès de l'artiste, mais également auprès de Pierre Amrouche, expert en art africain, à l'initiative de l'exposition

parisienne. Les Guingampais découvriront ainsi, en privilégiés, une centaine d'oeuvres d'un artiste qui a toujours été animé d'un esprit

contestataire. Lorsqu'il a quitté la France pour le Togo, avec son diplôme des Beaux-Arts en poche, Paul Ahyi était plein d'espoir en l'avenir

des jeunes états africains tout juste indépendants. On peut retrouver son engagement dans certaines de ses oeuvres. Il a toujours estimé

que son travail ne devait pas être réservé à une « élite, enfermée dans les salons bourgeois, mais être accessible à tous ». C'est pourquoi

l'artiste est incontournable au Togo. «

 

Il n'a jamais cherché à plaire au pouvoir, mais par la force de son talent, il s'est imposé aux politiques

togolais qui font toujours appel à lui

 

 

matières. Pour dessiner une fresque gigantesque, ériger une sculpture monumentale, les dirigeants de nombreux pays ont fait appel à lui.

Aujourd'hui, son talent est internationalement reconnu. Paul Ahyi s'attache, désormais, à transmettre son savoir-faire. Et partager son art.

Bruno Alvarez

OUEST-FRANCE -

 

 

lundi 27 août 2007

© Jean-Yves Augel

ART. LE PICASSO AFRICAIN NE VIENDRA PAS

« Le baobab est tombé »

C’est avec émotion, qu’hier, le Guingampais Jean-Yves Augel s’est ouvert du décès de son

ami plasticien Paul Ahyi. Les oeuvres du Picasso africain, exposées une première fois à la

mairie en 2007, reviendront sans doute... Mais seules.

Il allait fêter ses 80 ans, lui, le père du drapeau togolais, adopté en 1960 avec

l’indépendance. Pour l’événement (le 15 janvier), son ami Jean-Yves Augel avait pris la

direction de Lomé, la capitale, juste avant les fêtes. «J’ai retrouvé Paul Ahyi le jour de

Noël. C’était comme toujours un grand plaisir », témoigne le collectionneur amateur,

devenu intime du plasticien depuis que Pierre Amrouche, le plus grand expert mondial

d’art primitif, avait amené les deux hommes à se rencontrer, il y a quelques années.

«

 

Le baobab est tombé , comme on dit à Lomé, raconte Jean-Yves Augel. Sa disparition,

survenue dans la nuit de dimanche à lundi, après une soirée de discussion avec son

fils qui revenait des États-Unis, m’attriste beaucoup. Nous étions venus pour célébrer

l’anniversaire du maître, pas pour ses obsèques

 

 

« Le plus grand artiste africain »

«

 

C’était le plus grand artiste africain contemporain. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il était surnommé le Picasso africain!

Pour s’en convaincre, il suffit de voir sa faculté à dompter toutes les matières! (*)

 

 

de Paul Ahyi sur ses terres, en 2007. Une expo de grande qualité, consacrée par la mairie qui prêta pendant plusieurs semaines

les cimaises de l’espace François-Mitterrand. «

 

Il était prévu avec Annie Le Houérou, maire, que de nouvelles oeuvres soient

de nouveau présentées à Guingamp à la rentrée 2010. J’espère que la disparition de l’artiste ne contrariera pas nos projets

 

 

souligne Jean-Yves Augel qui rappelle que Ahyi, fait officier des arts et des lettres en 1985, venait tout juste d’être élu « Artiste

de l’Unesco pour la paix ».

Consacré par l’Unesco

Cette distinction consacre des personnalités qui mettent leur influence, charisme et réputation au service du message de l’Unesco.

Un honneur partagé avec le musicien Manu Dibango (Cameroun), son alter ego brésilien Gilberto Gil ou encore Chico Bouchikhi, le

chanteur et fondateur des Gypsy Kings.

Amitié bretonne

«

 

De lui, je garderai notamment son rire d’enfant et sa bonne humeur communicative, conclut Jean-Yves Augel. Et aussi son

amour de la Bretagne qui remonte à son amitié avec le maître verrier Guével qu’il rencontra dans les années 50, à Paris, alors

qu’ils étaient tous deux étudiants aux Beaux-Arts

 

 

Guingamp, une escapade, en mars, dans la baie du Mont-Saint-Michel, permettra de se figurer le talent du plasticien. Plusieurs

pièces devraient, en effet, accoster le rivage normand dans le cadre du «Carrefour des arts pour la Paix».

Arnaud Morvan

LE TELEGRAMME

 

 

-

6 janvier 2010

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