Corazon Aquino

Publié le par Eva

 

Son vrai nom était Maria Corazon Aquino. Jeune fille Cory Aquino s’appelait Sumulong cojuangco. Elle était la sixième d’une famille de huit enfants nés dans une famille aisée sino-philippine qui possédait une banque et une plantation. L’ancienne présidente des philippines, née le 25 janvier 1933 à Manille, était aussi la première femme politique du pays. Elle fit de brillantes études qui la conduisirent à New York vers 1953.           

Epouse d’un homme politique philippin, Mario Aquino, depuis 1955, Elle eut avec lui cinq enfants. Cory Aquino entra en politique après l’arrestation de celui-ci par le régime de Ferdinand Marcos. Son époux meurt après un exil de trois ans aux Etats-Unis. En fait, Benigno, avait été condamné  à mort en 1977 et s’était exilé en Amérique pour des raisons médicales.

Mais lorsqu’en 1983, il rentre à Manille suite à une promesse d’amnistie, il est abattu à sa descente d’avion par un soldat.

La veuve devint alors l’icône de la révolution philippine et pendant deux ans, l’opposition au régime Marcos en fait le porte flambeau de ses idées. Cette catholique fervente parlant le français disait avant de se présenter à la législature suprême : « Que diable sais-je du métier de président ? »  Cory se présente alors aux élections  présidentielles de février 1986 face à Marcos. Cette année-là l’opposition et le partie au pouvoir se déclare vainqueur. S’ensuit une manifestation non-violente qui réunit dans les rues de la Capitale, plus d’un million de personnes. Pressé par la communauté internationale, Marcos qui perd le soutien de l’armée est à son tour contraint à l’exil. La foule envahit le palais présidentiel de Malacanang, et déclame la victoire de Corazon Aquino. Elle devient alors la première femme présidente des philippines le 25 février 1986.  Elle fait adopter une nouvelle constitution en 1987, avec la réforme selon laquelle, un mandat présidentiel durerait 6ans. Cory réchappe à plusieurs tentatives de putschs militaires, ceci en partie grâce au dévouement du général Ramos qui soutenait le nouveau pouvoir.

1992, Cory ne se représente pas aux présidentielles et Fidel Ramos assure l’alternance dans une ambiance pacifique. L’une des phrases les plus célèbres fut "Je n'ai pas toujours gagné, mais je n'ai jamais esquivé un combat", elle prononça ces mots avant transmettre les rênes du pouvoir à son successeur, l'ex-ministre de la Défense Fidel Ramos.

Elle mena le pays à un système démocratique et le magazine Times l’avait sacrée femme de l’année en 1986. Après 1997, elle prit la tête d’un mouvement de protestation, pour empêcher Ramos de modifier la constitution. Son successeur prévoyait d’autoriser plus d’un mandat présidentiel.

En 2001, elle contribua au renversement d’Estrada, accusé de corruption et de mauvaise gestion. En 2005, elle avait réclamé la démission de Gloria Aroyo, l’actuelle présidente du pays.  Et en 2008, avant noël, elle s’excusa publiquement pour avoir contribué à la chute d’Estrada.

A l’annonce de son décès le 1er  août 2009 dès suites d’un arrêt cardio-respiratoire après une longue maladie, des centaines de personnes ont afflué vers son lieu de résidence, avec des rubans jaunes.



Voici quelques-uns des hommages qui lui ont-été rendu :


Le président américain Barack Obama lui a rendu hommage: "Son courage, sa détermination et son autorité morale sont une source d'inspiration pour nous et illustrent ce qu'a de meilleur la nation philippine".

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a indiqué de son côté que "Comme des millions de personnes dans le monde entier, Bill (l'ancien président américain Bill Clinton) et moi-même étions inspirés par sa force tranquille et son attachement inébranlable à la justice et à la liberté. Nous nous associons aux Américains et aux Philippins qui rendent hommage à sa vie et honorent sa mémoire".

Vieille rivale d'Aquino, Imelda Marcos, veuve de l'ancien président Ferdinand Marcos, revenue aux Philippines après la mort de son époux en exil, a déclaré: "Maintenant que Cory est près du Seigneur, soyons unis dans la prière pour le peuple philippin".

Gloria Aroyo a décrété un deuil national de dix jours

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